Art de Recevoir en Chine : L'invité d'honneur se trouve en face du maître de maison qui est placé le dos à
la porte. Les femmes mariées s'asseyent à la droite de leur mari. Au début du repas,
l'invité doit en premier saisir les baguettes et attendre que la maîtresse ou le
maître de maison commence à manger et prononce les mots "seck fan" (littéralement
" mangeons du riz"). La politesse veut qu'on mange lentement et commande de manger
entièrement ce qui a été servi par l'hôte. L'invité d'honneur se voit toujours proposer
les morceaux de choix. N'ayez pas peur d'approcher votre bol au bord des lèvres
et de pousser le riz vers votre bouche. Il est plus facile de le manger de cette
manière que de le prendre par grain . Il n'est pas incongru de faire du bruit en
mangeant, par contre on évitera de se moucher. Si l'on boit du thé, chaque convive
le servira à tour de rôle, et on tapotera du bout des doigts sur la table en guise
de remerciements, symbole de révérence. Selon Le Livre de l'Étiquette, écrit il
y a 3000 ans, on ne doit pas remuer le riz dans son bol, manger trop vite, trop
remplir son bol, choisir les morceaux dans l'assiette commune. C'est l'invité d'honneur
qui devra se lever pour donner le signal du départ.
La Table : C'est au XVIIIe s. que les Chinois abandonnèrent les tables basses et,
par conséquent, la position à genoux pour manger. La table doit être idéalement
ronde pour que l'hôte puisse avoir l'oeil sur tous ses invités. Au centre, on dépose
un plat tournant qui permettra aux convives de mieux se servir. Devant chacun, on
place toujours un petit bol pour le riz, une tasse pour le thé et, bien sûr, les
baguettes. La vaisselle est de porcelaine pour que la chaleur soit répartie uniformément.
Les quatre bruits autorisés : Anciennement, il était interdit de parler à table
et ce n'est que dans notre environnement moderne que les Chinois se sont pliés aux
coutumes des "business-lunches". Le premier bruit permis est celui de la mastication
des aliments. Il n'est pas non plus déplacé de claquer les lèvres en mangeant car
ce bruit est considéré comme un signe d'appréciation. Le repas chinois s'accompagne
généralement de thé parfois aromatisé au jasmin. Il convient de le boire à petites
goulées en aspirant bruyamment pour ne pas se brûler la bouche ni le palais.Lorsque
le vin est au menu, il se boit de la même façon. Le quatrième bruit est celui de
la soupe chaude, lorsqu'on souffle dessus pour la tiédir et qu'on l'aspire en produisant
parfois un bruit de succion. La cuillère à soupe chinoise est plus large et plus
profonde que la cuillère occidentale.
Source: saveursdumonde.net
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